LA DÉFORESTATION

Le couvert forestier ivoirien est fortement dégradé.

FACTEURS DE DÉFORESTATION

Selon l’étude « Analyse qualitative des facteurs de déforestation et de dégradation des forêts de Côte d’Ivoire » (BNETD, 2016),
les facteurs directs de déforestation se classent par ordre d’importance comme suit :

Agriculture (Cacao, hévéa, palmier, anacarde, etc.) : 62% ;
Exploitation forestière (Exploitation de bois d’œuvre, charbon de bois) : 18% ;
Extension des infrastructures : 10% ;
Exploitation minière : 8% ;
Feux de brousse : 3% ;

Le facteur principal qu’est l’agriculture, se matérialise selon une dynamique particulière.

Ainsi, la forêt naturelle est d’abord remplacée par des cacaoyères. Ensuite, du fait de la baisse de la fertilité, au fil du temps, l’on assiste à un abandon progressif des vieilles cacaoyères qui sont alors recolonisées par des jachères comprenant des arbres. Enfin, ces forêts secondaires ou jachères sont reconverties en d’autres cultures notamment l’hévéa.

Ces facteurs directs sont soutenus par des facteurs indirects qui influencent largement sur leurs survenues. Ce sont par ordre d’importance :
Facteurs économiques (attractivité économique, régularité des revenus) : 36% ;
Facteurs politiques et institutionnels (crise politique, faible application des lois) : 35% ;
Facteurs démographiques (accroissement naturel, migration) : 24% ;
Facteurs technologiques : 4% ;
Facteurs culturels : 1%.

Ces facteurs de déforestation peuvent être schématisés ci-après :

IMPACTS DE LA DÉFORESTATION

Les conséquences de la destruction des forêts en Côte d’Ivoire sont énormes.

La perturbation du microclimat et du cycle des pluies entrainant une baisse de la production agricole qui affecte la croissance économique ;

L’érosion et baisse de la fertilité des sols ;

La dégradation de la couverture forestière des bassins versant et la désorganisation du réseau hydrographique ;

L’effritement de la biodiversité ;

La disparition de l’habitat des animaux, exacerbant les conflits hommes-faunes ;

Le réchauffement climatique.

ACTIONS INITIÉES POUR LUTTER CONTRE LA DÉFORESTATION

Toutefois, la Côte d’Ivoire, qui a connu un fort recul de sa couverture forestière, a pris des actes majeurs pour inverser la tendance de la déforestation. A savoir :

L’adoption de la Stratégie Nationale Redd+, comprenant l’option stratégique « agriculture zéro déforestation », en novembre 2017 ;

La signature du Cadre d’Actions Communes de l’Initiative Cacao et Forêts en novembre 2017, à Bonn, Allemagne, entre les Gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana et une trentaine d’entreprises du secteur du cacao et du chocolat ; cette initiative vise à éliminer la déforestation de la chaine d’approvisionnement du cacao ;

L’adoption de la Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts, en mai 2018, visant à porter le taux de couverture forestière de 11% en 2015, à 20% à l’horizon 2030. Cette politique a été déclinée en stratégie en janvier 2019dont le coût global a été évalué à un milliard d’euros.

La relance du processus de négociations de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV) FLEGT avec l’Union européenne en 2020 avec pour objectif de conclure l’accord en 2022 et d’engager sa mise en œuvre pour garantir la légalité et la traçabilité du bois ivoirien.

Données cartographiques

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